Jeudi 13 mars 2008


 
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par allantomtrau publié dans : littérature
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Mercredi 12 décembre 2007
         Autoportrait à la valise 1

...La Porte Céleste de mon cul s'ouvre béatement sur la richesse des siècles
La mine inépuisable de mon désir exauce au croisement des Quatre Volontés les souhaits de l'insensé
Toutes les armées et Polices du monde
Empires, Nations, Peuples y soupirent d'aise
Mon cul est l'or éternel
son filet d'eau agile et toujours jeune
englobe tout devenir
Terre d'asile de la sagesse des guerres
la Mort et la Gloire y vendangent le vin de la fête

     Autoportrait à la valise 2

Enfin seul
Aristote grave sur son ardoise la règle des échanges marchands
Tibias étanches ne voient pas la différence
Bien Argent Bien
écorces néons noueux pullulent
des montagnes sous  licence                     (Silence)
et trois ans plus tard lapin fouineur
tiroir à double fond
roule sous le sommeil des Océans dilettantes
L'immoralité de l'usure? 
En tout bien - tout bénéfice
" L'engrais des vagues nourrit les marées"
Et
Pour ne plus avoir le droit de finir ses phrases
ainsi, de la philosophie...

      Autoportrait à la valise 3

Mein ' om / Miss C
ou
Sois rassurée, le poiSSon sèche sur l'étendoire à linge
Alors
son sang surgit aux avant-postes
camoufla la nudité des courants
dans le fouillis des statistiques marines

Entre les rides du retrait
la Couleuvre du tître incendiaire
curieuse des pauses-café du plongeur       (sans mobile)
accorde les hypothèses d'une maturation plus rapide des négociations
Quel autre sommeil - Kangourou aux poches gavées de poussière, sniffe la vengeance des cieux?
Relire donc pour comprendre la nature du contrat: Recyclage du Printemps
"cruellement doux"       et un mois pour   (anonyme)
avec en prime, le bénéfice des étoiles...

     Autoportrait à la valise 4

If
Sur son podium pianote la présomption d'innocence 
et braille 
sous l'arythmie de ses doigts gourds
que la poésie se vend au plus offrant       de même
 l'ironie fait commerce de ses charmes
dont les prix ne cessent
et les tempêtes, de perdre pied...
" S'il me caressait avec expérience
tout serait justifié"
les horaires de l'incendie indexés en Bourse
Mille Millions de dollars, ma braise
sur ton billard à néons galactiques
Andy Warhol      Jambes écartées       coW - coW - boY
fume sa mule partie avec un handicap majeur
fixé au coeur de sa rage
" Je suis sur la Brecht"

      Autoportrait à la valise 5

Rétro - virus
Rétro - viseur
ligne de mire / missile
I miss you God         Injures    Parjures
tes apôtres caricaturés
mal rasés et poilus
nus, braillards, ivres
de ta nuit en gelée
autour d'un blanc sec et fruité
Paradis déversés en vrac 
à l'échouage des containers
repose à l'abri des pillards 
dans les vasières de l'estuaire
ton corps transpIercé
par les racines de l'arbre à T
" à toute croyance      Soluble
infuse ses saintes pratiques "
par allantomtrau publié dans : littérature
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Lundi 12 novembre 2007


Premier plan: Affectueusement, le père embrasse l'enfant


    la confiance                                               c'est à dire silencieusement

                           quand la nudité se dérobe au regard
 
soupçons de vérité                                                                    Animal-Homme
                                         Anguille
Elément-Eau                                           ombre les plis de l'exagération

                                                           --------------------------------------------------------------------

     Disponibilités( paradoxes)                                               Combinaisons(rationalités)
au passage du relais, seront passées au crible....
de : La mécanique automobile (moteur à explosion)
        La géométrie appliquée ( effacer la trace, l'imperfection, pour retrouver le style)

Enfin : à l'esthétique des surfaces, l'architecture du paysage

                                                           ----------------------------------------------------------------------

" En ce jour particulier "
Ne pas être sorti de la voiture - comme l'on garde ; malade, le lit.
La violence de l'averse dissuade de disposer les outils face au sujet.            (Les intentions premières resteraient vaines. La preuve le tient à l'écart)               Confiné dans l'habitacle de la voiture, il réalise au couteau une huile représentant l'édifice militaire du Fort-Bloqué, cité dans l'amour fou ( André Breton)
             allégorie des tourments du ciel et de la terre

Il joue                    escalade les versants abruptes, roule dans le sable des dunes. Sur le film Super Huit, le retour improvisé au cinéma muet ravive les commentaires, interroge la migration des dialogues comme une privation de liberté...

                                                           ----------------------------------------------------------------------

De leur rencontre les circonstances : Dans les renfoncements creusés par l'érosion des marées            au
fond des flaques; se réchauffant au contact caressant des algues, visitées par l'enfant qui adorait pêcher à mains nues

Reflet                      inattendu des mythologies. Le cinéma muet préserve le théâtre de la vie. L'enfant parle à voix haute. Son ou ses interlocuteurs resteront invisibles               En premier lieu : Allan Tom Trau
Alcoolisme aggravé par les désastres des guerres du vingtième siècle: Le destin héroÏque des hommes de la famille aux côtés des écrivains célèbres : Gérard de Nerval, Chateaubriand, Lautréamont, Alfred Jarry, Xavier Graal, Kérouac, Darien, Cocteau, Genet, Pleynet, Burroughs...
Les camarades de pensionnat  durement touchés par la répression des années 70       à qui des disponibilités furent accordées: Jouir sans aucun doute          car changer la vie, "dangereusement" à l'encontre des pouvoirs établis, se transformera par l'adaptation des comportements aux seules lois marchandes

Dormir dans les fossés, ivre de solitudes...
D'avoir été sur le versant de l'impossible. Le héros que fut Fabrice Del Dongo dans "la Chartreuse de Parme" ne résista pas à l'usage des drogues.       " Voyage au bout de la nuit" le guérit du manque

                                                           ------------------------------------------------------------------------

La consonnance bretonne du pseudonyme d'Allan Tom Trau: Morceau de chose, induit volontairement en erreur ; la véritable origine est éludée, néanmoins sujette à toutes les hypothèses: Meurtier en fuite, exil politique, poursuites internationales pour détournement de fonds, activisme révolutionnaire, faillite frauduleuse, désertion, étranger en situation irrégulière? 

Eté 1973, au cours de cette partie de plage enregistrée sur bobine, l'enfant propose à Allan Tom Trau de lier leur existence par une passion commune. Aucune preuve quant à cette assertion. Il sera développé une stratégie à l'adolescence de l'enfant insistant sur le développement de la logique d'intrusion, de distanciation avec le réel. La contradiction sera une arme offensive oeuvrant à l'éveil d'une conscience critique
André Breton a foulé le sable de cette plage en 1936: " Le Vingt Juillet, vers trois heures de l'après-midi, l'autocar nous avait déposés tous deux à proximité d'une petite plage des environs de Lorient: Le fort-Bloqué. Nous n'avions pas choisi de nous rendre là plutôt qu'ailleurs: Le premier départ de voiture avait été le nôtre. Le temps continuait à être  "menaçant" comme depuis notre arrivée en Bretagne, aux jours de tempête et de pluie près. Moins d'une semaine plus tôt nous nous étions déjà laissé porter vers cet endroit de la côte où ne semblaient guère, dans de telles conditions, devoir s'aventurer que nous. Cette première fois, très vite ennuyés de contempler une morne étendue de sable et de galets, nous n'avions eu d'autre recours imaginatif que de nous mettre en quête de menues et peu nombreuses épaves qui pouvaient la joncher. Réunies, celles-ci n'étaient d'ailleurs pas sans charme: Plusieurs ampoules électriques de très petit modèle, des bois flottés bleus, un bouchon de champagne, les deux derniers centimètres d'une bougie rose, un os de seiche non moins rose que la bougie, une petite boîte ronde métallique de bonbons, gravée du nom "violette", un squelette de crabe minuscule, squelette merveilleusement intact et d'une blancheur de craie qui me fit l'effet d'être le muguet du soleil, ce jour-là invisible, dans le Cancer. Tous ces éléments pouvaient concourir à la formation d'un de ces objets-talismans dont reste épris le surréalisme ".
Allan Tom Trau n'est pas à proprement parler artiste, il est l'oeuvre d'art, Objet-talisman, d'où sans doute l'usage de formulations sentencieuse - Lors de sa dernière exposition, par exemple, aux Trinitaires de Metz: " Je lègue mes toiles à la science et mon corps à l'art ".
IL dissémine à l'emporte-pièce ses écrits sur Internet.

Allan Tom Trau créée grâce à la connivence de l'enfant, devenu à son tour homme et père
             qui de son côté serait certainement resté face à l'océan, à attendre ce qu'il ne peut définir tout en le désirant - arpentant les dunes et autres chemins caillouteux des bords de mer. Certaines vies n'ont pas besoin de plus de matière. Elles auraient valu par leur seule appartenance à la langue.

Ainsi donc: " Au coeur même de l'amour, l'exigence prompte du retour est l'art du solitaire exilé; qui, s'il veut le sentiment sauvegardé se retire avant le mot fin             Que de blessures, bienheureuses et valeureuses hordes insoumises      brandissent l'étendard des siècles... "

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Vendredi 19 octobre 2007
LA MAISON DU CYCLOTRONPICT2560.JPGPICT2610.JPG
(en collaboration avec Teulé pascal, membre fondateur du collectif du Cyclotron)


J'ai pas payé, elle a appelé tout de suite
Vous m'avez oublié
Je paye; en retard peut-être, mais je paye
Quand vous dîtes que la fuite, c'est moi qui l'ai 
délibérément
délibérément causée
Quatre mois pour changer une conduite
Quand vous dîtes
Les murs sont gorgés de flotte, le plancher gondole...
Ils n'entretiennent rien, cassent tout
Ne respectent pas la propriété
Quand vous dîtes
Des impôts là-dessus
Et par dessus tout le restePICT2676.JPG
Je les entends hurler, se cacher dans les friches
Mais nous sommes malades aussi
Malades de savoir çà
Pourquoi les murs, seuls tiennent
Malades de savoir "çà"
Loin de la vie d'avant
Oubliée la question de fond - s'appartenir
Et tout le reste depuis
Jusqu'à ce que le poisson morde à l'hameçon
l'appat de la haine, à petits prix, délocalisée
Je paye, vous le savez
Mais est-ce suffisant?
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Mardi 16 octobre 2007
JEU DES NEUF FAMILLES

Règle: Distribution de cinq cartes par personne. Chaque jouer tire une carte dans le jeu de son voisin (sens des aiguilles d'une montre). Pioche à disposotion. Quand une famille est composée, le gagnant distribue les rôles. Les mots et bribes de phrases déclenchent une mise en action théâtrale.
Ce jeu est conseillé dans toutes les situations de l'existence demandant d'habitude l'intervention d'un médiateur pour le règlement de conflits.
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FAMILLE  ABIOGENESE : Apparition originelle du vivant à partir de la matière inanimée.
Père / il
Mère / elle
Fils / illusion circulaire
Fille / bâton
Animal domestique / pointe l'aiguille dans l'iris
Voiture / lumière d'abondance
Tante / quant à soi
Oncle / l'écueil des hasards
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FAMILLE AMBIANCE : Atmosphère d'un lieu.
Père / l'humeur des
Mère / nous
Fils / sans dessus-dessous
Fille / martèle l'appréciation
Animal domestique / concombres en veille
Voiture / à l'aube
Tante / l'assiette lèchée avec avidité
Oncle / ils gagneront par le plus petit dénominateur commun

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FAMILLE ALEPH : PREMIERE LETTRE DE L'ALPHABET HEBREU.
Père / sur la pente l'ombre dévale
Mère / la clef du zéro
Fils / le bras emporté
Fille / nous, éveillés
Animal domestique / nos amours sifflent quand
Voiture / les rament tranchent la surface
Tante / lunes glissées sous le manteau de neige
Oncle / l'heure du grand écart

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FAMILLE APORIE : Contradiction insurmontable dans un raisonnement.
Père / lèpre
Mère / les ballets d'anges moqueurs
Fils / à tous les diables
Fille / une revanche, un nouveau drapeau
Animal domestique / quelle comédie!
Voiture / sous le feu
Tante / salue en personne, mais en vérité
Oncle / ronge son frein dans le vestibule

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FAMILLE AEDE : Poète grec de l'époque primitive, qui chantait ou récitait en s'accompagnant sur la lyre.
Père / l'étude du soir
Mère / cuisine les figures de style
Fils / tard , après le dernier bus
Fille / la moyenne recensée des pépins par quartier d'orange
Animal domestique / rire
Voiture / le corps disséqué
Tante / résistera au froid
Oncle / je ne me rappelle plus mon numéro de code

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FAMILLE AFFECTIO SOCIETATIS : Intention des associés de poursuivre une oeuvre commune sur un pied d'égalité.
Pére / le roman et ses règles
Mère / l'eau flirte en amont du regard
Fils : N7, le refrain du retour des neiges
Fille / chatte siamoise
Animal domestique / pleurer à la fin du film
Voiture / la mort à l'avant-dernère page
Tante / Ignace Colorine
Oncle / le drap est remonté, tendu des pieds à...
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FAMILLE AFFIDE : Personne à qui l'on se fie pour commettre une action répréhensible.
Père / gavent les entrailles de toutes les poubelles
Mère / sous perfusion, je reprends ses mots
Fils / faut-il des vies exemplaires?
Fille / à l'opposé, s'avouer toutes ces choses
Animal domestique / la place de droite, mais sur l'île j'aurais été à gauche
Voiture / les gardiens des lieux
Tante / scribere
Oncle / pas de nom propre
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FAMILLE ABUSUS : Droit de disposer de la chose dont on est propriétaire.
Père / les nuits blanches
Mère / des sons coussus main
Fils / vrillent les anses de l'amphore
Fille / espérer et le rayer d'un trait
Animal domestique / comme un enfant
Voiture / et double, au comptoire  oui
Tante / quand, saisi au vol, il se transforme en serpent
Oncle/ nature morte, dernier capître

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FAMILLE ACTING-OUT : Action qui prend la place d'une parole
Pére / un chapeau sur le i
Mère /aciéries, fonderies, industries du mensonge
Fils / le monde est plat, je dévore google à pleines dents
Fille / à toute notion d'inconnue, l'absence du dieu nommé
Animal domestique / le nombre d'or bourgeonne sur les tiges des rameaux
Voiture / un agent de la circulation réincarné en pigeon rêve d'être maîtresse d'école
Tante / la dynastie de la misère
Oncle / Je n'ai fait qu'ouvrir les yeux
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Samedi 22 septembre 2007

Au matin
le café réchauffé à la hâte
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Les volets rabattus
la literie à même le sol
les mains balladeuses

Gorgée après gorgée
la tasse encore chaude contre la joue
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Aussi bien, pouvoir imaginer
ou perpétuellement solliciter de nouvelles règles

D'une main hardie
les doigts enserrent la base du bouquet
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Les bourgeons palpitent
les premiers baisers s'effeuillent

C'est un mot
quelle idée quand l'heure se rapproche

De longues plages de sommeil avant
la promesse d'une guerre au long cours

Une rencontre anonyme
au prix de la vie
libérée des rêves

Les roues dévorent le gravier des chemins
en parallèle de la voie ferrée
l'écart
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l'offrande, la rupture
le silence sous les ponts
convoqué

Des pas résonnent
une silhouette dans l'ombre de
" toutes ces choses en éveil"
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Car les mots s'attellent aux corps
et aux géographies connus...

Les caresses sous le souffle chaud
des langues roulées
des dunes dévalées

Soulèvements/Insurrections intimes
A nu

Ne rien garder par devers soi
remonter le temps jusqu'à sa source
A100-3294a.jpgSous la pile des chemises repassées et rangées
les photos du livre ouvrent sur la vérité, le secret...

La porte de la chambre - légèrement entrouverte
les yeux brillants, allongé sur le dos
genoux écartés, jambes relevées...

L'attente prolongée    ou
que cela se passe dans la solitude des foules
le visage calqué sur ses cuisses
plaqué sur le béton brut des piliers
que cela se passe
de main en main
les jouissances s'accélèrent
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Au coeur préservé
le combat assuré
ruses, mensonges, trahisons, reniements...

Jusqu'à revendiquer l'art
en place de l'amour
avec la science et le professionnalisme du trafiquant...

Accélérer au franchissement des carrefoursC100-3275-copie-2.JPG
terreur, excitations...

L'au-delà existe
quand la naÏveté d'une promesse
catapulte le corps vers l'inavouable

Les portes claquent
l'audace
les cris sous la douche
les peaux frottées, rafraîchies
séchées sur les terrasses des gratte-ciel...
C100-3282-copie-1.jpg
Etre totalement immergé dans ce qu'il est interdit
de nommer

Deviner les sexes
leurs humeurs
les langues gourmandes, les bouches enflammées
sous l'observation constante
derrière les vitre -miroirs des immeubles d'affaires

Avaler la pluie, la ville, le fleuve
plonger dans les gorges
les rapides
se raccrocher aux rochers
aux têtes
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Et choisir l'instant de l'abandon
être vu ruisselant d'écûme...

Mille prouesses
en piste, le corps ciblé
derviche- tourneur assigné aux trois fois huit

Axe la question d'une durée
tourneur fraiseur
à sa division
objecteur de conscience
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Les croquis relatent le feuilleton des chutes
des sommeils et des fuites

Les lignes tissent dans l'air leurs fins
révélation

Qui taira son nom
figure la fonction
jusqu'à sa caricature de chair

Soleils
paradis
l'amour courtois au grand écart des Continets
langue vivante à ton verbe/dérive...
C100-3296.JPG
Vite
les marées recouvrent toute trace
la révolution d'un pis-aller
affectif - au deuil psychologique?

La fête
l'alliance de " tout le reste"
recyclable apocalypse

Sexes feuilletés
Drogues. Ravissements.
L'essentiel: L'image sans les mots

...Dans le coin du canapé
relève les odeurs
de passages', de parfums
Vaincu

C100-3297.JPG
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Mercredi 19 septembre 2007

Au pluriel les soleils nous ménent en bateau

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Une clef leur sera glissée
dos à la porte
les mains fermement menottées



Ainsi la colére des cracheurs de feu 
Déployée sous les étoiles
Vole tête en bas

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De la rumeur à la prière
Sept fois ils roulérent le silence
Entre le pouce et l' index
Comme des billes d' argile
Emaillées de rire humides et blancs 
 
L' ivresse se couche à même le sol
sexe tendu
dress' les rêves 
A scruter les rivages du matin

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Au rond point bilboquet 
Rengaine sa tige 
Effeuille ses pétales
Saigne son coeur en somme 
Rafraîchit les butineuses aux mollets de poussiere d' or

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A l' infini ses pas de danse multiplient
 le regard des astres

L' arme conscience à la raison courage
Redisant faute au mur , tir détourné



Et pour d' autre caprices dont on parle à voix basse
A la sortie des tunnels
Quand les corps se séparent
Le sifflet du garde barriére retentit

Reprise ses horaires 
En echo
Rapièce ses distractions

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L' atome au chapeau pointu
Glissant du poele à son frêle trapèze
Par vagues légères ceinture son île

Esquive les sombres nouvelles 
Des jours sans marche-pieds
Intrigue les sommets 
Fagotte l' opprobe
jusqu' au foyer des flammes et des familles


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Sous le soleil de Cà
à pieds-joints sur les salaisons
comme l' écume au dos des falaises givre 
les amuses-gueules des mortes-saisons

L' idéal aux doigts écartés
Machinalement scarifie à l' aube des racines 
la peau verdie des faces nord
puis
E-marge nu en maintenant blanc 
le silence tendu des friches 
Mercenaire à la solde des tremblements de terre

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Les rires plongent dans le jus des marmites 
se disputent la course des gazelles 
convoitée par les feux de joie
appelant les navigateurs au naufrage

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Derrière les dunes, l' écran, le rideau
de peau de verdure de sable
A travers le labyrinthe des veines
des portes dérobées des visages se voilent.

L' heure du couvre feu retentit
s' impose d' un bout à l' autre de la lecture
plonge en apnée
jusqu' à la decouverte de l' arbre porteur d' eau

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Solitude,resistance
Ses fruits murissent des caresses fugitives
qui à leur tour croquent et cueillent
d' autre soupirs gorgés de miel

De quelque côté que l' on se tourne
des pas impérieux dispersent les jouissances
oubliant le premier sommeil des majuscules

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D' un trait 
le chemin parcouru
le verrre bu 
le faim assouvie
le sommeil consommé
A la frontiére enfin 
la vie passée,
son futur pointé à la hate 
sur le toit du monde 
sans ainsi le nommer
atteindre le point de non retour

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Sous les assauts de l' enfant
les sommets se rapprochent
les partitions grimacent en accordéon
puis fondent comme neige au soleil

Fleurs des champs écloses
Qui se souviennent
en parlant des hommes
de leur corps jaloux
ramper au flanc des roches

L' insuffisance seule, d' aimer 
A l' absurde livre sa souffrance
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Pendue à un fil l' errance
la terre fuit les corps
sourde solitude
tête retournée rameute les saisons à bras ouverts

A l' extérieur, dedans en déçà au-delà
Derrière loin devant
entre les lignes
à tatons
chercher les clefs
d' une nouvelle prison de chair

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Cessation
les mots rangés côte à côte 100-1578.JPG
les idées répertoriées
servitudes
Honorées selon le principe le mystére de ce qui est

Explication/Acceptation

Tout doit disparaitre 
les murs mis à nu
la nuit par tranches
souveraine



Prendre son élan
se rappeler l' invective la monnaie crasseuse
le sourire moqueur léché par le vent
calqué sur la peau
comme une possible ouverture 
certes connue
admettant une geographie du language

"Faisant fi des barreaux , les nuages...
les océans en fouillis
sous le regard des fusils"

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Arrêt sur image bouche à bouche
massage
A la fin à bout de force épuisé 
Aprés la fouille au corps les nerfs en pelote
Clandestin dompté par la faim le visage brûlé par l' interrogatoire

Ma loi vagabonde rêve tes hanches

l' appétit au coeur gicle au fond des gorges son jus épicé

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Dans toutes les histoires
il y a des familles
Qui en profitera       maintenant que
les têtes tournées vers la scène
renaissent pommes d'amour
comptent jusqu'à en perdre le souffle
les bis repetita éclos
entre chaque ligne
" Mentalement "le thème est le même.
Le peintre reprend sa respiration en alignant des séries
comme le sportif des kilomètres à l'entraînement

Couleur oxygène
Où sont mes subtils causeurs?

100-1570.JPG
Vivre
elle le garde en bouche
les yeux sous
le feu des mots plus
simples que ceux-ci
à l'abri dans les caves à ses côtés ou
hors des fossés, les poches
retournées, sous les ongles noirs
les semelles boueuses...
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Morsures
les premiers mots témoignaient
des années écoulées
les doigts dans la bouche
dans le cul
jusque sous les digues
au gré des paysages - longs cils
des nuits sans visage
les pieds nus criblés d'épines
enfin
jeté négligeamment par dessus l'épaule
 "Le feu exécutait le Saut de l'aube"
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Résistance muette, physique
révélation des fins
comme
le livre terminé
le tableau accompli
les signatures rendues
le siège levé
les hostilités rengainées
les solitudes montées en neige...

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l'atome terre
Allan tom trau
rebondit entre quatre murs
découvre au hasard des reflets
à mesure du décompte
le secret des nombres

Quand la vie reprend ses droits
et croise la fuite du soleil
en parallèle
quand les mémoires font le ménage de Printemps
même les pierres ont des ailes
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Langues moussues
à l'horizontale
au fil de l'eau
ma main

Jardins de braises 
de brises
Dunes  de sable enturbannées
à l'écoute du cliquetis de l'eau
sursautent
au réveil des lumières

Dans les massifs
les lettres détachées de leurs branches
peignent d'or
 les mottes de frais labours

Voyant dans les brûmes
allant plus léger que l'air
à travers les villes silencieuses
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X men Caresses
7 épilé à la trace
Certes
sous assistance respiratoire
/ Réchauffe les couleurs
/ Chiffonne le canevas des îles

" Son lait débonnaire caille à la botte de mes lieu(x)tenants"

...Procède à l'évaluation des risques
oeuvres non-signées. Valeur globale.
Sous un tir nourri
l'effondrement des jours
à l'immensité bleue mer
soustrait
un ciel sans nuages
quand à l'embouchure des rivières
sillonnent les sexes enfournés dans les haut-bois...
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Attirance résillée
de toute qualité digne de ton amour
vers un nom à remettre en jeu
chaque soir
le joueur procède à l'évaluation des risques...

Les corps à la tempête
tous les maux tendent la main vers l'éclair
serrent la prière face au vent
" Prends-moi
ren-ver-se-moi"
Qui d'autre sera ta couronne?
Qui d'autre t'ouvrira son lit?
A tes banques, tes industries
ici le feu roule
fière allure...
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Revêtir le nom de l'arbre
le lover dans le labyrinthe des planètes
Absorber les océans
(Quel sommeil pour le bleu des rêves?)
Surgie de nulle part
la solitude des parures réclame des corps
des chansons et des aîles
une coupe à l'étranger
pour qu'à chaque seconde
une aube nouvelle perle sa semence

A l'origine des fuites
nos haleines mêlées de poésie
étalent jusque dans les moindres recoins
un corps au rêve consentant
I - Motion
Explorateurs du sillon et de la tranche
Maniant l'outil Manifeste
" Laboure-moi
hisse-moi au sommet"
Semailles à l'aube
récoltes au coucher
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Allant de l'avant
non
retour
pas plus sous le soleil
des ombres chaussent leur silhouette
Amours flottant enrôlés à l'école buissonnière des pages vierges
la nuit venue

Sur le miroir des surfaces
le crime parfait étonne
celui qui a toujours faim et soif

Le rire désapprend
l'art de la multiplication
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Sur mes aubes le brouillard s'installe
Grisailles Chaos Alphabets
rouillent  mes amours
déroulent leurs tentacules
Leurs déserts sont des sexes dont
les régiments tamisent le feu
les grains de transparence future...
Ces tempêtes? -Rien n'y fait
pourraient être livrées par courrier postal
Où est ma terre
ses voiles, ses langues
veines tendues à l'écoute des maîtres-mots
sinon maîtres-chanteurs
" Migrent d'un point d'eau à un autre
dans l'estomac des héros
aux plumes talquées, cendrées
par la mémoire des jours..."
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L'avion survole le stade
meurtre réel
abreuvent les vengeances
enchaînées au pain et au vin
des guerres à venir
humainement le reproche
égoïste aveugle passionnel
sentimental sous les rides
...A creuser autour des mots et des politiques
dispensés au premier coup de sifflet
rentrant la tête dans les épaules
l'esprit saoûlé de revendications
de révoltes
c'est mon combat
ma guerre
ma nuit
mon encre
où graver mon nom?
Plusieurs vies me parcourent
dans les eaux profondes et sombres 
de la dépendance
le meurtre libère la mort...

Il dessine une cage
y dépose un caillou
le gonfle à l'air comprimé
- baptisé Général Duroc
aux fantaises de Juillet
son écho branlé au fond des gorges
ses angles polis par les intrigues
comme pour une levée de perdraux à la fenaison
tient le regard sous le tir
...Erection du jour transpirant
braise au cul des pollutions
flot continu
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Neige Pétale Poussière
Agenouillés
les       droit devant
appuient sur les gâchettes
détente, les corps s'élancent
flairent la piste
poursuivent le récit
puisent jusqu'aux sources    Et
sa ponctuation

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aAprès une longue distillation en bouche
l'eau de feu ronge les langues
enflamme les esprits
spontanément bouscule le sens
logique lucide
quant aux interdits
Esthétiques:Politiques

"Ebbe Sylvatica"
De Shangaï à Cincinatti, croisant au large de la baie de Tanger
à bord, le passeur baisse la tête
la silhouette émincée du fripon glisse avec lui
au fond de l'embarcation
Yeux de braise, mains distraites
tout l'argent de la famille sur plusieurs générations
Nous ne vivons que pour l'instant du retour
La source jaillit de nos paumes
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Leur baiser court sur ma nuque, ma main dans la leur...
A la base de mon crâne
sous le nez des guetteurs
nos bagarres, nos insultes, nos trahisons.
Dans le fond de nos verres
l'hiver se brûle les aîles
la rivière quitte mon lit
le vol des corbeaux est ma pensée
Jaune s'affole aux pieds de l'échafaudage
Des champs de coquelicots trônent sous mes jambes écartées

Dans la nasse frétillent
les plaisirs à quatre pattes.
Sur les murs de la prison
les batonnets gravés
reproduisent les jours au garde à vous
vascillent
tiennent sur une jambe
ou deux     la tête droite et fière
face à la vague
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Fondent les lacs de glace
A la hâte l'aube dévore son rocher

Les chevilles nues coiffent les herbes folles
encore sonnées par le passage des troupeaux

Mosquitoes Challenger Conquête Des Réverbères
Réponse terre à mémoire Pourcentage Vierge
de l'équation Cerveau/Univers
De soi à soi l'Industrie des Millénaires J
jongle sur les routes du temps Vertical.
L'horizon au garde à vous traverse
la Terre du Nord AU Sud puis
la déroule tout à plat, l'être à loisir...
   " Sous le regard sautent
les phrases au coeur       renaissant
le souvenir des vagues
sur les cuisses mordantes de désir "
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A la question
" Avec combien de doigts?"
il répond: - Je suis la race.
Mon ciel offert à la nuit
s'exhibe aux croisement des lignes
Encore   à présent, avec quel aplomb
commande-t-il la fermeture des coulisses
" Comptez tout en ferment les yeux
car il est l'heure d'embaumer le coeur de la pensée "

Une braise au vent rougit
des océans bavards, rajuste sa fièvre
le glaive pointé
pour dire le coeur
n'était pas le mot exact
Pour la première fois
l'eai fraîche et vive
désirée au-delà de la soif...
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L'émule aspire les murs
sur son nuage, paupières closes
ce qui vient d'en bas.
Villes, déserts, campagnes, océans, montagnes...
Exploitation à ciel ouvert
des champs de l'écho.

Rares sont encore les seninelles à la recherche
de la clef du sommeil
    alors surgit, pompe à la saignée des lumières 
l'élu des dédicaces
' Chausse trapèze !
' Chausse pèlerin !
' Rest es de l'amour
tes angles parlants
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La Ruche des Mecques calque
le futur en notes serrées et militantes
prêtes à bondir
combattantes.

Au milieu du visage une demie tranche de citron
Dans les fossés     le calandrier
Corps empliés   empilés
A épuisé
l'exode des plaintes
Quel vin nouveau cherche son nom
cultivant ses friche
retournant ses mots
se pressant
à la conquête des espaces
comme autant de mauvaises herbes?

Au milieu du visage une demie tranche de citron
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par allantomtrau publié dans : littérature
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Lundi 10 septembre 2007
La mauvaise herbePICT0012.JPG
Graine    folle au   vent
Invasion  Infestation  Contamination
Ronce Ortie Plantin Liseron Chiendent Pissenlit
Racines profondes. Epines crochues. Feuilles urticantes
Aux quatre points cardinaux du labeur quotidien
le corps priant
dos courbé
redessine la ligne des massifs.
Contre le temps?
l'inévitable défaite
la disparition progressive des réalisatrionsPICT0002-copie-2.JPG
l'effacement
à croire que le monde    existe seul
à la mesure du regard
(la reconnaissance des anciens)
Vision première et dernière
à ja mais remise sur le métier
L'ivresse de la fatigue
le devoir accompli...
PICT0003-copie-2.JPG
L'appel
volontiers tourne le dos à l'agitation
Ai-je trouvé le mur?           l'impasse...
en vérité ma sensiblité       développe ses talents d'illusionniste
traduction du langage des vents
"le feuillage des haies bruisse..."
Invisible habitantPICT0004-copie-2.JPG
la parole de ses mémoires
a ses sources, ses avalanches, ses parfums
...La fête éternelle des corps épris
Terrains vagues, friches,...
mutinerie des saisons
PICT0005-copie-2.JPG
Passions
la réelle possibilité de fuite
allongé sur la terre, muette
absence du mot vague
en place de déchirure, faille, arrachement
parades de réchauffement
défilent
patientes
s'éveillent
à connaître les moindres refuges
de tous ses habitants
Et de ses nuits    le théâtre des frayeurs
intimes
Ses mains courrent sur mon corps
argile humidePICT0006.JPG
de toutes mes salives
Je n'ai pas qualifié autrement
l'initiation
le passage à l'acte.
PICT0007.JPG
J'ai mis en vente mes talents
un à un mes frères se présentèrent
la création n'avait plus aucun secret
jusqu'au sommet 
branche après branche
enfin tracer dans l'espace
les courbes idéales
et parce qu'un style est une économie
la mort épuisante, les résurrections amnésiques...PICT0008.JPG
Magicien ou clown triste
le maître chanteur est à la roue...
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Elle est ma leçon
dicte ses volontés
à mon corps haletant
peuple ma colonne 
...L'ai-je suffisamment aimée?
... L'aurais-je parée comme il se doit?
déjà
le retrait engagé  PICT0010.JPG
l'invisibilité requise
c'est à dire à mon tour
mauvaise herbe     graine folle au vent...


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Vendredi 7 septembre 2007
Principe de précaution, dit la nature des choses...PICT0001-copie-1.JPG
Si l'on prend le risque  "par intime conviction"
du rappel à l'ordre du comique de situation
Quel est cet objet de tout temps convoité
qu'une main curieuse et agile 
empoigne avec fermeté?

A tous le coup de sifflet du départ est donné
aucun bien aussi précieux
à conquérir
aucun bien
sinon la conscience de sa liberté

Le régiment, l'escadron, la division
du Corps municipal de sécurité
stationné à l'entrée d'un jardin public en plein mois d'Août dans un quartier parisien déserté.
Le mois des départs
des petites lâchetés/
Crédits vacances
et grandes solitudes aux urgences/
Les troncs d'arbres enchaînés
aux hurlements des chiens...

Les policiers quelque peu nonchalants
loin du soupçon...
Etait-ce de la préméditation?
ou une humeur vagabonde
répondant instinctivement  au naturel de la proposition.

Quand la détresse aspire l'attention des passants
inspire la pitié,
puis de l'incompréhension à la colère
force la condamnation...!?PICT0002-copie-1.JPG

Elle ne l'a pas abandonné à l'ombre d'un taillis
sous le sombre feuillage des bosquets
mais en plein soleil?    (incrédule)
Elle confia (car nul à ce stade ne savait si elle était sa mère)
l'enfant aux policiers postés à la sortie du jardin public
- Juste le temps d'une course

Les heures défilèrent 
il fallut se rendre à l'évidence, l'enfant avait certainement faim,
personne à prévenir, l'attente fut désespérément longue...
Au nom de l'amour
confier son enfant
être né, cela devrait suffire...

Jusqu'au lendemain matin, date du retour de la fugueuse
car la vérité ne semble pas guérir du remords

Sommes-nous suffisamment aimant
pour comprendre intelligemment?
S'il fallait l'espace d'un court instant connaître
l'absolu de cette liberté offerte

(Une peinture sous le bras
à déposer impérativement au prochain carrefour)PICT0003-copie-1.JPG
par allantomtrau publié dans : littérature
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Jeudi 6 septembre 2007
N'en déplaise aux  sceptiques
la Corée du Sud est  un des  multiples  appendices sexuels
greffés  à l'entre-jambe de l'Ogre Chinois
Une excroissance à laquelle les Japonais ne dédaignent  s'initier
au nom d'une rivalité ancestrale.
Il était inscrit au dos du billet d'avion:
"Votre récente adhésion au jeu des Subtiles Parades
augure d'un avenir radieux"
Nous n'avons pas fait mystère de la valeur de l'honneur
maître de cérémonie
à l'occasion de la danse des masques
Mais
l'ironie de croire - en place de qui?
( rira bien qui rira le dernier)
l'ironie donc
 venue de l'autre-fin-de-monde 
relève le défi: " Ne pas perdre la face
                           c'est ainsi que la loi du respect
                           secrète la civilité par excellence
                           en état de guerre perpétuelle"
PICT0001.JPG
Les menaces sont réelles. L'occupation des siècles passés a lissé les visages. Neutralités apparentes. Résistances intérieures. Avant de vivre :survivre. Régiments de sécurité en faction.Zones militarisées.Economie au pas/Capitaliste/Protectionniste/Exportatrice. Par réaction à l'Autre. Dont le passé, le présent et le futur du pays, des biens et des personnes sont et seront à jamais LUI. Le dieu vivant auto-proclamé, au comique exagérément affligeant quand il porte ses énormes lunettes de soleil et affiche son goût immodéré pour les parcs d'attractions: 
Où les amours de Kim Sung Ju et de Pucca coulent des jours paisibles.

Violences à corps et à cris
ressources inépuisables
main - d'oeuvre servile
sous le Ju du comique troupier    "à coeur ouvert"
l'intervention chirurgicale ventilée en direct
sans jamais recoudre les chairs
la Bourse évidemment, dont les cours aux pulsations cardiaques désordonnées
nécessitent des prises de bénéfices continuelles.
Entre chaque annonce des taux
l'émotion des spectateurs du stade relate en boucle
le feuilleton des héros de la Nation.
La nuit est refoulée jusqu'aux frontières
elle est l'Elément combattu
Ne plus dormir. Veiller,
surveiller. Rester aux aguets...
Par Ter - Er - Mer    ou
invasion souterraine - Quand le ver de partout fait irruption
Viol de nuit. Se rappeler la descente des communistes, la réplique des américains, la riposte des chinois, la vertu
outragée de l'ONU.PICT0002.JPG
Recyclage obligatoire des modes d'être
           Penser Samsung
           Vivre Samsung
           S'aimer en Samsung
           Rejoindre le paradis Samsung
se réincarner dans l'un de ces millions de portables
prêts pour la Grand-Messe de la Communion Planétaire.
Ce catapultage en Corée du Sud n'aurait rien à devoir au hasard. Il serait son exact contraire.
Allan Tom Trau s'en est bien amusé. Arrivé six mois après la délégation française pour le rayonnement de la culture, des arts et de l'industrie du luxe (de la mise en orbite des clichés permanents), il m'a demandé de prendre quelques notes. Il ne sait plus écrire. Un missile invisible l'a percuté. Il prend l'eau de partout, bredouille des phrases incompréhensibles. Sa pensée se délite : De quoi est-il question?
Concevoir tout simplement "Sa" réalité en fonction des stratégies de l'adversaire
ou du prix annoncé à l'offre des services.
Nous serons donc hébergés au sein d'une communauté religieuse chrétienne qui voyait le mal absolu dans le syncrétisme. Comme un ingrédient essentiel au bon goût des plats cuisinés, les Soeurs en proposaient même à la place du café, denrée pratiquement introuvable en raison de sa chèreté.
Elles avaient en charge la gérance d'un établissement scolaire de renom; lequel regroupait un nombre conséquent de professeurs français.PICT0003.JPG
N'allons pas par quatre chemins. Le français est un solitaire, individualiste, peu enclin à la vie en groupe. Pour le meilleur, l'ingérence humanitaire. Pour le pire la délation aux forces occupantes, en l'occurence, pour le rituel symbolique, un professeur  proche de la Mère Supérieure, qui se serait laissée abuser et séduire par l'Escroc à l'Incroyable Culture... Engagé on ne sait comment, ni pourquoi, mais après d'âpres enquêtes menées sur Internet, confondu au nom du crîme parfait: Affaires de moeurs. Voilà qui lie le corps enseignant et délie les langues. Un scandale est une poupée russe, il y a anguille sous roche... Des invitations à l'amour tarifé lors d'un voyage scolaire à Shangaï... Des attouchements?... Les esprits s'échauffèrent, jusqu'à précipiter le Criminel
à  offrir sa démission au comité  directeur...
Cette histoire a éveillé la curiosité d'Allan Tom Trau sur la personnalité de la Mère Supériure. En Corée depuis suffisemment de temps pour manier les subtilités de la langue, elle a affronté le milieu des Chaebols avec la magnanimité du jésuite, malheureusement égaré dans  l'enfer de la boisson. Evidemment seule, choisie pour mener l'incroyable mission de créer un espace éducatif dont le renom supplanterait celui des écoles anglo-saxonnes. Des sommes énormes transitèrent entre ses mains. Elle a tout affronté: le vol, la trahison, les entreprises déficientes, la solitude  face aux mal-façons... L'accusation ne tarda pas. Pour pallier aux pertes successives d'argent, des fonds durent être à nouveau levés... La  "Faute" lui fût incombée.(Même si le boulet ferré aux pieds du bagnard lui est retiré, il restera à jamais cete démarche si particulière d'avoir été mis au ban de la société). Allan Tom Trau se fichait éperdûement de son degré d'incompétence avéré ou non. Cette femme était travaillée, comme il l'est à l'élaboration d'une toile. Son prénom à lui tout seul était tout un pan de notre mythologie. La guerre de Troie a bien eu lieu car la belle hélène fut kidnappée. S'ensuivirent  d'effroyables épopées... Le    cheval... Ulysse... Le voyage, enfin? Une femme maintenant âgée, pétrie d'imperfections au sens chrétien du terme, c'est à dire projetée dans la délivrance, en proie aux affres du manque... En attente...
Car que faire de ce temps qui ne cessePICT0004.JPG
à l'écoute de la voix dans le temps qui ne cesse
de cette voix  mêlée à l'écho de cette même voix
prenant place en elle
car c'est bien ainsi qu'elle fût jugée
solitaire à jamais hantée
comme une maison abandonnée, offerte à tous les vents.
Dans la nuit pétillent ses yeux bleus
sertis dans un visage rongé par les tourments de l'alcool...
Corps amaigri - Fumeuse invétérée
Allan Tom Trau la regardait, plus qu'il ne lui parlait, lisait en elle...
Ce qu'ils partageaient
était le doute de la communauté
ce que les autres ne peuvent nommer mais haissent instinctivement
et pour des raisons différentes...
Ses erreurs se donnaient en pâture
ses errements étaient l'opportunité de délibérations, de discussions emportées, enflammées, du qu'en - dira- t -on des affairistes et des moralistes.
Pour sa plus grande perte, elle avait tout géré à l'ancienne. L'appréciation salariale, par exemple, des professeurs était inqualifiable. Ses raisons frisaient la partialité, déchaînant de légitimes inimitiés...
La "Faute" dans son pays d'adoption ne pouvait s'expier qu'au travers des générations, certainement à l'expiration de la lignée familiale, ouvertement inscrite dans la généalogie... La Mère Supérieure trouva la parade...
Elle n'était plus française et pas totalement coréenne. Un fil invisible et ténu faisait néanmoins office de passage. Elle rencontrait quantité de jeunes garçons adoptés par des couples occidentaux, en mal de leurs racines biologiques, et qui de retour dans leur pays d'origine étaient considérés comme des " enfant qui ne grandiraient jamais". Le temps s'était arrêté, était-ce là son secret? Elle était proche d'eux comme Allan Tom Trau se sentit proche des clandestins rencontrés à Tanger, dormant sur les toits plats des hôtels, écrivant leurs prénom sur les plages après y avoir déposé leurs babouches. Proche et donc prête à toutes les folies... Art de la dissimulation...Aucun moyen de contrôle... Elle gardait tout, obstinément...
Nous devions aller visiter les ïles du Nord
la Mousson s'est abattue
Pluies torrentielles, chaleur suffocante...
Allan Tom Trau buvait constamment
Nous avons arpenté les galeries marchandes sans  jamais trouver la sortie.
Quand le peintre se mit enfin au travail
le résultat ne figurât en rien ce que nous avions vécu
ou complètement.
Le fantôme de PYONGYANG survolait nos rêves.

"Ils ont évidemment payé de leur vie
leurs familles ont connu la honte
 leurs enfants baisseront la tête
les opposants!?... à qui ce silence appartient"
Jetant son pinceau par terre, Allan Tom Trau m'apostropha en ces termes:
" Ne te retourne pas
Espère juste être sur la bonne trajectoire..." PICT0005-copie-1.JPG
par allantomtrau publié dans : littérature
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